L’inconscient | Borderscapes | Rêverie | Art comme expérience Document | Récits Musique | Son | Installation multi-media
https://idocumentmyself.tumblr.com/
Je travaille actuellement sur un projet en cours que j’ai appelé provisoirement Wild Tracks.
Comme je m’intéresse depuis quelques années au rôle de l’expérience dans le champs de l’art et dans la création d’un côté, et d’un autre côté aux aux liens entre le son et les états de conscience altérés Wild Tracks est inspiré de la notion de la « Rêverie », telle qu’elle a été théorisée par le philosophe français Gaston Bachelard. D’après Bachelard la rêverie représente une « zone intermédiaire de
La rêverie se distingue par le rêve nocturne. Elle synthétise et contracte l’être nocturne et l’esprit diurne de l’individu : « la rêverie est une activité onirique dans laquelle une lueur de conscience subsiste ».2 Comme une expérience esthétique très poussé la rêverie soulève que la création dépends d’une sémantique provenant d’une sphère complètement immatérielle, d’une réalité rhizomatique
En partant de ces idées-là j’expérimente la documentation régulière des mes propres expériences de rêverie en cherchant à créer une archive qui me servira ensuite à faire naître des récits plastiques de ses séquences-rêveries. J’ai fais dès lors un travail de collectage de captations sonores hors studio, enregistrant de paysages-et d’évènements sonores (communément appelé Field Recording). La vidéo aussi m’a servi a
« Les documents de l’onirisme éveille que nous livre la
1G. 2G. 3G. 4Bachelard :La
l’état de conscience du sujet », un processus mental lors duquel une image se met au centre de notre attention que l’on contemple. L’objet contemplé de la rêverie est, à la manière d’un fantôme, mené par une force poétique qui sollicite tout les sens et devient ainsi « inépuisable ».1
De ce fait la rêverie « amortit la dialectique entre être et non-être dans laquelle s’emploie le principe de la plasticité du monde. ».3
résultant d’un mouvement de l’imaginaire, d’un « je » transcendantale.
collecter des documents et le dessin, la photographie et le collectage d’objets sont des outils qui font également partie du processus. Cette méthode s’intègre de manière conséquente dans ma pratique artistique et me permet de m’interroger plus généralement sur l’intégrité de la pratique artistique dans un
contexte plus globale de l’être et de son environnement à l’échelle de l’inconscient.
rêverie doivent être travaillés -souvent longuement travaillés –
par le poète pour recevoir la dignité des poèmes. Mais, enfin, ces
documents formés par la rêverie sont la matière la plus propice
pour être façonnés en poèmes »4
Bachelard :La poétique de la rêverie, Paris, Presses
Universitaires de France 1960, p.130
Bachelard :La poétique de la rêverie, Paris, Presses
Universitaires de France 1960, p.135
Bachelard :La poétique de la rêverie, Paris, Presses
Universitaires de France 1960, p.35
poétique de la rêverie, Paris, Presses Universitaires de France
1960, p.130
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D’abord issu d’une formation jazz et musique assistée sur ordinateur à Jazz Action Valence, les années à l’Ensa Bourges m’ont permis dans un second temps de développer des pistes autour de la relation entre rêve et ordinateur. Le DNAP s’est construit autour de l’idée d’un monde où l’homme aurait disparu, laissant derrière lui des artefacts numériques, mettant le spectateur dans la posture d’un « archéologue d’un présent potentiel » (cf. McKenzie wark). C’est l’occasion de mettre en scène des documents comme les premiers rires enregistrés de Charley Douglass, le Blue screen of the death avec la composition d’un hymne post-humain, de créer des affiches avec des sous-titres automatiques d’un rapport amoureux, ou de figer sur écran ceux extraits de 2001:L’Odyssée de l’espace , la scène où Hal ne répond plus. La pratique de la radio se développe en parallèle de celle de l’image et de l’installation avec le collectif Friture ou à l’école avec Radioradio. Au fur et à mesure des recherches, The Idea of North de Glenn Gould y fait naître un intérêt grandissant pour la notion de contrepoint : via la musique de Bach, avec le sentiment d’ubicuité que Gould développe, et cette idée de superposition des temps ; ce qui me plonge ensuite dans la curiosité de la physique quantique. Cela fera naître un mémoire polyphonique tissé d’interviews, une conversation virtuelle développant en arborescence l’histoire de la musique grégorienne, une approche des sciences de la perception, de la cognition, de la physique du son ainsi que des récits d’expériences radio. Ce mémoire commence d’ailleurs en quatrième année au Canada, où je rencontre André Eric Létourneau et ses lives nocturnes sur Ckut composés de synthétiseurs, de poésies improvisées et d’enregistrements au dictaphone. A ce moment-là, on me donne aussi accès aux archives des émissions expérimentales de Benoit Fauteux aux mixs punks et délirants des années 80 à 2000 sur Cibl. De retour en France, cela me pousse à poursuivre des pratiques de musiques improvisées avec le groupe Sing mir ein neues Lied, les expériences hybrides avec Raadio Caargo, ainsi que l’étude de la synthèse (granulaire, analogique…). Après le DNSEP, j’étudie le cinéma à l’Esav pendant un an à Toulouse, les cours de scénarios m’encouragent à retourner sur des formes d’écritures polyphoniques, à la radio et en musique.
Cette année, les expériences continuent avec le groupe de trap progressive BeBom18 et se lance des projets comme l’émission de mix Sms from the Moon, ou la musique sous le nom de Radio Uphê Umwelt (nom provisoire). Aujourd’hui je m’intéresse à des formes inspirées du free jazz avec la synthèse, l’intrication de motifs rythmiques, et la composition à partir de samples en musique et en image : comme un générateur de paysages, de fictions, une tentative de transcription d’un monde complexe, instable, ample et transversal.
Liens :
https://les1.syntone.org (Mémoire sous la direction de Jean-Michel Ponty, également suivi en continu par Jérôme Joy)
Ambre Dourneau est née sous les signes d’eau, localisée à Bourges. Sa recherche est sémantique, elle adore faire des rapprochements entre les choses, en toute subjectivité. All she see is signs ! Intéressée par la narration spéculative, les cosmogonies fictives, le bien-être actuel. Elle tente de proposer des histoires du présent, utilisant l’art comme archive.
Avec ces faux-ongles, elle click click, connectée au w.w.w. Creuse les informations collectives cumulées sur les réseaux pour penser des moyens d’attaquer la matrice omniprésente « monoculturelle ». Son travail traverse les espaces-temps où les références s’entremêlent dans un compost, pour nourrir des visions de connexion et d’émancipation.
Edie Rhod est son nom de scène le plus récent. C’est la présentatrice qui anime le PPP. Elle n’apparaît que lors d’évènements collectifs : festivals, rencontres, radio en streaming ou fm. Ces dispositifs de diffusion faisant partie intégrante de la pérennité de ses projets.
Elle est membre des merveilleux collectifs : Drums, Bebom18, Par-delà la brume, et autres en suspend comme l’Eau Argentée, T.V.A., RadioRadio, La cave 40.
Liens :
https://www.instagram.com/edie.rhod/
Bio
Née en 1980. Après des études universitaires en médiation culturelle (IUP Métiers Arts et Culture, DEA inter-universitaire en art actuel et une thèse de doctorat autour des processus d’artification de l’art brut), Delphine Dora décide d’orienter et de consacrer son travail vers la création musicale et la composition.
Sa pratique musicale variée s’articule essentiellement autour de l’enregistrement de disques, le live mais aussi la performance. Depuis 2005, elle développe de façon indépendante une oeuvre protéiforme — entre démarche introspective et expérimentation sonore –constituée d’une vingtaine de disques parus sur des labels français et étrangers : three:four records, Feeding Tube Records, Okraïna, Fort Evil Fruit, Was Ist Das ? Bezirk, etc.), dans des micro-tirages (cassettes à 50 exemplaires) ou tirages plus importants (vinyls 300 à 500 exemplaires). En plus de son travail solo, elle a travaillé et collaboré sur disque et/ou concerts avec de nombreux musiciens français et étrangers sous forme de duos ou trios : Bruno Duplant, Sophie Cooper, Eloïse Decazes, Mocke, Mathias Dufil, Andrew Chalk, Laura Naukkarinen, Wolf Eyes, etc. Sur son nouveau disque à paraître, l’Inattingible, elle invite une dizaine de musiciens de la scène expérimentale mondiale aux arrangements.
Elle a également participé à des projets transdisciplinaires. Elle a notamment collaboré à des performances : lectures musicales-performées avec les écrivains Charles Robinson et Dana Hilliot ou avec la vidéaste, curatrice, géographe et poète Amy Cutler ou performances sons-dessins projetés avec l’auteur-illustrateur pour la jeunesse Elis Wilk. Elle travaille actuellement sur des musiques pour un film à paraître en 2020.
Elle est également fondatrice et directrice artistique du label Wild Silence, dont le catalogue comporte une vingtaine de disques, label destiné à la publication de certains de ses travaux (solo ou collaboration) ou bien à l\’accueil du travail d’autres musiciens français et étrangers, inclassables et expérimentaux (Ensemble0, Rainier Lericolais, MonteIsola, Mami Wata, Lodz, Pefkin, etc). Elle s’est produite en France et en Europe dans des lieux aussi variés que Cafe OTO (Londres), Brotfabrik (Francfort), Instants Chavirés (Montreuil), Ateliers Claus (Bruxelles), EACC – Espai d’art contemporani de Castelló (Espagne), Le Périscope (Lyon), Galerie de l’Art du Temps / Chapelle de l’Oratoire (Clermont-Ferrand), et des festivals comme Le Guess Who / invitée par Julia Holter (Pays-Bas), Fanø Free Folk Festival (DK), Supernormal Festival (UK), Copenhagen Jazz Festival (Danemark), Time Zone Festival (Bari, Italie).
Démarche
Après un apprentissage en piano classique, mon parcours de musicienne a débuté avec une musique d’un abord plutôt minimaliste, et une approche brute du piano et de la voix. Puis, ma palette sonore s’est enrichie au fil des années, avec l’apport de nouveaux instruments : sons de claviers, field recordings, sons MIDI, instruments que je joue de façon rudimentaire : guitare préparée, cithare, violon, etc. La voix et le clavier occupent une place centrale dans ma pratique. Ma production musicale (en solo ou collaboration) prend des formes variées : mise en musique de poèmes ou textes littéraires, pièces pour piano ou instruments variés, formes abstraites de la chanson, musiques construites sous forme de collage sonore, improvisations, explorations vocales, relecture de folk songs, etc. L’exploration d’un style personnel, à travers les langages de l’expérimentation et l’exploration de nouveaux territoires sonores et musicaux est une constante de ma pratique : d’un enregistrement à l’autre, ma musique tissée de contrastes et nourrie de nombreux styles musicaux (du folk à l’ambient, de la musique minimaliste / répétitive au drone, du free jazz à la musique classique ou psychédélique) explore différents états mentaux.
Mon travail musical, nourri par la littérature, la poésie, le cinéma, les arts visuels, le monde naturel et le mysticisme explore l’onirisme de la perception et les zones-intersticielles entre jour/nuit, ombre/lumière, réel/imaginaire, familiarité/étrangeté, intérieur/extérieur.
Ma musique la plus récente tente de transcender les genres musicaux et de tisser des relations nouvelles entre travail vocal / texte / musique / sons. Mes recherches sonores actuelles tendent d’embrasser différents types de paramètres au sein de compositions « ouvertes » : micro-tonalité, relation entre son/silence, bruits infinitésimaux, sons tirés du réel / narration fictive, notion d’hantologie / et mémoire, physicalité du son / abstraction sonore. Fascinée par la musique électroacoustique/acousmatique et la spatialisation du son, je travaille désormais à partir de la collecte de bruits / sons de mon quotidien ou environnementaux (field recordings) qui agrémentent mes compositions et œuvres musicales de nouvelles textures qui mettent en tension le réel et l’imaginaire. Je m’intéresse à ces différents éléments sonores, comme matière première pour développer de nouvelles situations d’écoute, plus immersives qui témoignent du monde sensible environnant et de problématiques plus vastes.
Projet
Pour le post-diplôme, j’aimerais orienter mes recherches autour du paysage sonore, à partir d’un travail de collectage et d’agencement / composition autour d’enregistrements de terrain. Ce travail autour des field recordings est aujourd’hui un axe central de mes recherches sonores, comme matériau intimiste issu de mon quotidien, à intégrer dans mes compositions musicales. Partir d’un réel brut en attachant une importance autour du son comme matière concrète, physique et poétique et comme vecteur d’émotion.
Les relations entre humains et non-humains, à travers la question du paysage sonore et des questions environnementales, est un terrain que je souhaite investir dans mes recherches et mes travaux musicaux/sonores futurs. La question de l’anthropocène (baisse de la biodiversité, disparition des espèces, dérèglement climatique) est une problématique environnementale centrale qui me préoccupe de plus en plus, tout comme la place du silence (et des différentes qualités de silence) et des relations aux différents bruits dans un environnement, où l’humain a pris une place de plus en plus importante dans les activités, sera un possible axe de recherche.
Mon travail visera à témoigner de la richesse du paysage sonore, et d\’interroger par ailleurs (en traduisant musicalement et d’un point de vue sonore) le sentiment de la menace qui pèse sur les paysages sonores et certaines de ces transformations (perceptibles ou silencieuses) à travers la pression qu’exerce l’anthropisation du monde.
Je souhaite réaliser un dispositif sonore orienté autour de l\’écoute « approfondie », une œuvre qui pourrait se présenter sous de multiples formes et dans différents contextes, et pourrait évoluer dans le temps : disque, hörspiel (création radiophonique hybride, tissée de voix, musiques et sons) dans le noir, installation sonore multi-phonique & photographique, et un dispositif live.
\ »Les performances et les installations de Sarah Vigier procèdent par rapprochements formels, glissements sémantiques, coïncidences heureuses ou forcées, où l’artiste fait feu de tout bois… et jette de l’huile dessus. Le génie étant une notion morte et enterrée depuis des temps forts anciens, l’inspiration créatrice tire ici tous les profits des interprétations confuses, des syncrétismes déviants et de la dégénérescence des savoirs, tels qu’on les trouve à l’état pur sur Wikipédia ; elle se repait de piètres jeux de mots, tels que les pratique son groupe de « pop approximative » Bazar Laqué, pour faire sortir de son chaudron, par une incantation dyslexique (« entre fiel et merde »), de nouvelles cosmogonies.\ »
Julie Portier
oh
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Elements de la performance \ »l'Ere de rien\ », Performance au Nadir, à Bourges dans le cadre de
15 minutes
Avec
J-LO
et sa caverne de Platon
Obsolescence programmée
Casse ton portable avec un pieu en bois fumé
Pour réveiller la douceur des jours heureux
Sinon
Notre thème de typo et de mise en page s'appelle \ »Hélium\ »
EN CE MOMENT JE TRAVAILLE SUR L ASMR UNE SEANCE AVEC DE LA TISANE pour le Printemps de Bourges du 15 au 20 avril 2019, UN ENDROIT POUR MENER LES FESTIVALIERS A UN SOMMEIL EVEILLE PROFOND LOURD, A SE REPOSER.
Je travaille aussi sur une pièce sonore radiophonique, qui tire une analogie étriquée entre l\’époque médiévale, la vie de Jacques Coeur et notre quotidien.
Puis, sur une performance en multiphonie, qui aura lieu à l\’hotel lallemant, avec des tambours chamaniques vibratoires, en collaboration avec une chamane.
Après avoir eu une carrière pendant plusieurs années comme graphiste en Corée, elle est venue en France en 2007 et a suivi des études aux beaux arts de Bourges.
Pendant ses études, son travail consiste principalement à créer différentes variations de supports à partir de différents médias comme le dessin, la vidéo, la photographie et le son.
A la fin de ses études aux beaux-arts, son travail sonore l\’emmène à découvrir la musique au conservatoire de Bourges et lui permet d\’approfondir le piano et d\’apprendre plusieurs styles musicaux (le jazz, la musique baroque et la musique de la renaissance..) Egalement elle a suivi le cursus de composition.
Dans son parcours d’études, des Beaux arts jusqu’au Conservatoire, ses projets étaient le résultat de l’assemblage d’éléments issus de l’intime et du banal avec
des images ou le son. Autour de ces notions, un nouvel espace imaginaire se crée, toujours différent pour questionner le sujet qui s’intéresse : la variation.
Elle communique une certaine légèreté, une facilité à travers ses productions et de faire en sorte qu’elles soient accessibles à tous.
Je suis venue aux beaux-arts après m’être intéressée aux arts de la scène et au spectacle vivant, le théâtre, la danse, la chanson; j’ai cherché à m’exprimer par le corps dans toutes ses potentialités , la voix, le langage, la danse, le geste. Mes films sont dans cette continuité. J’ai souvent l’impression de faire des films comme un metteur en scène, le cadre de scène se substituant au cadre de la caméra. Mon goût pour le spectacle, la théâtralité, l’artifice infusent ma manière de filmer. J\’aime la générosité de ce vocabulaire, son emphase.
Je m\’inspire des comédies musicales, genres hybrides et populaires. Je puise dans les formes mineures, la chanson, les comptines, la mode. Je préfère les petites poésies insidieuses aux romans fleuves. Mes images ont quelque chose de la mie de pain. Je cherche le substantiel, un langage simple, des symboliques qui sont des référents communs.
Je tourne majoritairement en studio, je me coupe du réel, parce qu’il me semble plus facilement regardable, visible, critiquable aussi. Les corps seuls dans la lumière artificielle, et les situations sont décontextualisés, quelques accessoires seulement pour signifier.
Je puise autour de moi des situations vécues ou racontées, qui m’ont marquée, des paroles et des images parce qu’elles mettent en tension la difficulté du vivre ensemble, des échanges, de l’amour, de la différence culturelle, une poésie quotidienne grinçante.
Je raconte l’autre, les rapports humains, leur complexité, leur violence parfois notamment la violence sociale. La réalité crue trouve à émerger dans un langage vivant, festif, heureux, coloré, mystérieux. Ce décalage m’intéresse. Mes films peuvent basculer à tout moment dans un registre tragique ou une drôlerie. Ils sont sur un fil. Il y a du drame parce qu\’il y a de la légèreté. J\’aime jouer ; Avec l’image, avec les mots, avec les acteurs, avec les conventions. La dérision possède l’élégance de rire encore quand on n’a rien. Le rire est politique.
La communauté est au cœur de mon travail artistique. Elle s’invente dans et par le film. Mes rencontres font partie du processus mais elles sont en soi une finalité. L’art est une ouverture sur l’autre. Inventer un groupe, fédérer, c’est ma manière de faire « politiquement des films ». Je m’attache à redonner de l’humanité. Je choisis mes acteurs pour ce qu’ils sont. Souvent amateurs ou inexpérimentés, ils m’intéressent en tant qu’individu. Leur humour, leur présence, leur fragilité. Je souhaite les laisser transparaître derrière le rôle, je fais presque des portraits. Le film est un endroit d\’expression de cette vitalité, de ces singularités, une aventure humaine.